"Malgré les grands progrés que je fais en allemand, il est clair que j'y suis venu trop tard, et que je ne parlerai jamais cette langue comme le français. Je ne le regrette pas trop". Michel Tournier, "Le Roi des Aulnes".
31 décembre 2006
Et si on sortait ?
16 décembre 2006
La France a peur
08 décembre 2006
Atouba, Hambourg et les supporters
03 décembre 2006
Düsseldorf in Burgund
Juste quelques phrases, écrites avec un peu plus d'assurance, signées et datées du 13 mars 1970.
23 novembre 2006
Köln, den 23. November um 18:35
Des militaires de la Bundeswehr - ou presque - à l'entrée de la gare et une meute d'anglophones hurlant à l'intérieur. L'impression que personne ne maîtrise rien, sauf le vendeur de Kölsch, non loin du distributeur automatique de billet.
Jeudi soir ? Soirée coupe UEFA. Cela ne risque pas de concerner Cologne, relégué en deuxième division il y a quelques semaines.
20 novembre 2006
Lettre à France-Ségolène
Les mauvaises langues écriront sans doute - dans la précipitation, ils sont déjà pardonnés - que je t'ai peu ménagé au cours de ces dernières semaines sur ce blog investi par les strauss-khaniens et autres partisans de Laurent Fabius.
Pas tout de suite ?
L'an prochain, alors ?
D'accord.
Ce sera bien, l'an prochain.
Un militant
17 novembre 2006
Der Dreikäsehoch
Dreikäsehoch, c'est une "demi-portion" en language populaire allemand. Plutôt dans son sens péjoratif d'ailleurs. Ainsi, il est préférable de ne pas aborder les autochtones par cette délicieuse appellation sous peine d'être soi-même transformé en Dreikäsehoch.Dreikäsehoch
Die umgangssprachliche Bezeichnung "Dreikäsehoch", wird auch heute noch verwendet, um einem Kind, dass sich ein wenig zu sehr aufspielt klarzumachen, dass es doch noch ein wenig zu klein dazu ist. Der Begriff spielt auch tatsächlich auf die Höhe dreier aufeinandergestapelter Käseleiber an, die die "Gernegroßen" in der Regel nicht überschreiten. Korrekter wäre allerdings wohl eher die Bezeichnung Vierkäsehoch.
13 novembre 2006
Ni vu, ni connu
Arnaud Montebourg dénonce la "marchandisation du soutien scolaire"
11 novembre
Suite à la diffusion d’une video où Ségolène Royal propose que les enseignants de collège combinent cours et soutien scolaire, Arnaud Montebourg, dénonce la "marchandisation du soutien scolaire". Le 10 novembre, il était sur Europe 1 dans l’émission Europe midi invité de Luc Evrard, voici le script de l’entretien.
Luc ÉVRARD Les débats officiels de la campagne interne au Parti socialiste sont clos depuis hier. Tout s’est passé dans le calme devant les militants à Toulouse, mais la campagne proprement dite se poursuit avec des méthodes pas toujours très glorieuses. Une vidéo pirate circule depuis hier sur Internet dans laquelle Ségolène ROYAL évoque devant les militants l’idée de contraindre les enseignants à faire 35 heures de présence effective dans les établissements scolaires. Proposition explosive s’il en est quand on connaît l’importance de la phalange enseignante au Parti socialiste. Brigitte BEJEAN. Ah, Brigitte BEJEAN n’est pas des nôtres mais Arnaud MONTEBOURG est avec nous. Bonjour.
Arnaud MONTEBOURG Bonjour.
Luc ÉVRARD Vous êtes porte-parole de Ségolène ROYAL. D’abord sur la forme : cette diffusion tardive d’un document pirate enregistré en janvier dernier à Angers, cela vous inspire quoi ?
Arnaud MONTEBOURG Ce sont des méthodes un peu curieuses, d’autant que dans une vidéo on peut choisir les passages, ne pas resituer dans le contexte. Ceci dit, ce qui apparaît est intéressant car Ségolène ROYAL évoque un pacte avec les organisations syndicales sur le métier d’enseignant, sur les méthodes de travail et sur la façon de différencier la pédagogie. De ce point de vue-là, ce qui est intéressant dans cette vidéo, c’est qu’elle pose le problème de la marchandisation des produits éducatifs et de l’éducation.
Luc ÉVRARD Oui, parce que ce que j’ai entendu, moi, en regardant cette vidéo, c’est aussi qu’elle met en cause les profs qui vont arrondir leur fin de mois dans des sociétés commerciales de soutien scolaire.
Arnaud MONTEBOURG Elle va surtout mettre en cause la façon dont se développent des soutiens privés d’entreprises qui sont, en effet, cotées en bourse et qui concernent aujourd’hui 2 milliards de chiffre d’affaires. 30 % de lycéens, 20 % de collégiens font appel à ces encadrements ou soutiens scolaires privés, ceux des parents qui peuvent se payer ce type de soutien ont plus de chance que les autres parents qui eux-mêmes n’ont pas ces moyens.
Luc ÉVRARD Est-ce que d’après vous c’est une bonne idée de doubler le temps de travail des profs ? 18 heures aujourd’hui de présence effective, je veux dire, 35 heures demain.
Arnaud MONTEBOURG La question se pose de la réévaluation dans un rapport de loyauté avec les organisations syndicales avant les élections, et non pas après les élections, par derrière. C’est une question qui sera posée et qui est dans le projet socialiste : comment faire en sorte, pour accompagner les élèves, différencier la pédagogie par un soutien adapté à ceux qui ont plus de difficultés. Dans certains établissements où il faudra qu’en effet le temps de présence des adultes, et notamment des professeurs particulièrement soit plus important, comment imaginer qu’une mesure générale de 17 heures ou 15 heures sur la totalité du territoire, on puisse imaginer à rémunération en contrepartie augmentée, des temps de présence différents ? C’est cette différenciation qui est au cœur de la reconstitution d’un pacte avec les enseignants. Vous savez, quand on veut reconstruire un service public qui est aujourd’hui en crise - en crise, d’ailleurs, morale mais aussi en crise de déficience car il y a trop d’enfants qui sortent du système scolaire sans diplôme et sans qualification, il faut le faire à partir de sa sève la plus forte qui est le monde enseignant.
Luc ÉVRARD Excusez-moi, je voudrais en placer une. Cela veut dire quand même qu’à terme, des enseignants seront obligés d’aller faire à charge d’emploi, c’est-à-dire sans rémunération complémentaire, ce qu’ils font aujourd’hui de manière plus lucrative.
Arnaud MONTEBOURG Je pense qu’il vaut mieux que le service public se renforce en proposant des formules de soutien scolaire, d’encadrement des élèves, différenciées, personnalisées plutôt que de laisser au privé le soin de développer ce type de service. C’est plus égalitaire.
Luc ÉVRARD Merci. Merci Arnaud MONTEBOURG, porte-parole de Ségolène ROYAL.
L’Agence France Presse a diffusé la dépêche suivante le 10 novembre après-midi:
PARIS, 10 nov 2006 (AFP) - Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a dénoncé vendredi "la marchandisation du soutien scolaire", suite à la diffusion d’une vidéo où la candidate à l’investiture socialiste Mme Royal propose que les enseignants de collège combinent cours et soutien scolaire. "Le soutien scolaire doit pouvoir avoir lieu non plus dans le privé (...) au frais des familles mais au contraire dans le service public de l’éducation, pour tous les enfant qui en ont besoin et gratuitement", a déclaré M. Montebourg à l’AFP. Il a relevé que Mme Royal évoquait dans cet enregistrement pirate "un pacte à la loyale avec les organisations syndicales d’enseignant avant les élections pour redéfinir les différents aspects du métier d’enseignants". "Elle a également évoqué le phénomène dangereux de marchandisation du soutien scolaire", a-t-il ajouté en rappelant que les "entreprises de soutien scolaire privées réalisent 2 millirads d’euros de chiffre d’affaires et concernent 30% des lycéens et 20% des collégiens, la principale étant cotée en bourse". "La question des conditions de travail des professeurs", de leurs "rémunérations et de leur revalorisation" et de leur "présence" dans les établissements font "partie des choses qu’il faut mettre sur la table", pour M. Montebourg.
11 novembre 2006
17 heures de cours et puis basta
10 novembre 2006
Odes à la Bahn
Fermer le ban, ou mieux, la Bahn...
09 novembre 2006
Münster, Lyon, 1944-1987
Il n'a pas été encore question ici de mes voyages hebdomadaires à Münster, où chaque vendredi j'ai le bonheur "d'introduire au droit français" une trentaine de jeunes étudiants allemands, sélectionnés entre autres pour leur compétence linguistique. Je rassure tout le monde - et notamment leurs parents - les cours sont délivrés en V.O., soit en français. Demain, j'ai espoir de terminer l'Ancien Régime et d'aborder la Révolution et l'époque contemporaine. En deux fois 45 minutes, c'est un challenge.31 octobre 2006
Boris Palmer, roi de Tübingen
"Der Grünen-Landtagsabgeordnete Boris Palmer hat am Sonntag dieAh, hier, en rentrant en voiture, entendu une émission sur la WDR 5 évoquant les propos exhumés de Bourdieu sur Ségolène Royal. Les journalistes ne semblaient pas dupe du coup tiré par le propre camp socialiste sur sa possible future candidate. Ils s'étonnaient surtout qu'en France les hommes (et femmes) politiques soient toujours contraints de justifier de leur engagement et de leurs convictions politiques. Et de citer Royal, Fabius, etc. En Allemagne, on ne s'attarde en effet que très rarement sur les questions dites "de positionnement" et sur l'ancrage d'un tel à gauche ou les positions libérales d'un autre. Les carriéristes et opportunistes sont-ils moins nombreux outre-Rhin ? Sans doute pas. Les Allemands croient-ils encore à la politique alors ? Peut-être plus qu'en France. Et l'élection d'un jeune écolo dans une ville du Sud de l'Allemagne réputé à droite le montre assez bien.
Oberbürgermeisterwahl im baden-würtembergischen Tübingen gewonnen. Der 34-Jährige erreichte nach dem vorläufigen Endergebnis überraschend im ersten Wahlgang mit 50,4 Prozent die erforderliche absolute Mehrheit der Stimmen.
Palmer wird damit der erste Grünen-Oberbürgermeister in der Universitätstadt.
Die bisherige Amtsinhaberin Brigitte Russ-Scherer (SPD) kam nur auf 30,2
Prozent. Sie hatte das Amt 1999 angetreten. Palmer wurde auch von Teilen der CDU
unterstützt, die nicht mit einem eigenen Kandidaten antrat. Die Wahlbeteiligung
betrug 51,6 Prozent."
29 octobre 2006
Une réunion social-démocrate
En réalité, il ne s'agissait pas véritablement de la première fois. Entre le SPD et moi, il y avait déjà eu quelques réunions du groupe des Jusos à l'Université de Francfort en 1999, à 12 dans un placard à balai, et une assemblée des responsables des jeunes socialistes de la Hesse. Mes capacités de compréhension plus que limitées de l'époque avaient transformé ces moments en longues séances de mime Marceau.
Jeudi dernier, c'était un plus sérieux. L'affaire avait été repoussée en avril dernier, où j'avais manqué un rendez-vous du groupe local. La ville de Düsseldorf (environ 600.000 habitants) est divisée en Stadtbezirk, une dizaine d'arrondissement avec à leur tête un mini-conseil municipal (élu à la proportionnel, il va sans dire). Chaque Stadtbezirk est composé lui-même de quartier. J'appartiens au quartier Bilk, Stadtbezirk 03. Jeudi soir, l'assemblée des militants SPD du Stadtbezirk 03 était réunie pour parler Intégration.

24 octobre 2006
L'appel du Luxembourg
Intéressante découverte ce matin en ouvrant mon ordinateur. Après un rapide tour sur le site de lequipe.fr et ma boîte mail, je consulte rituellement les statistiques de ce blog sur xiti.com. Visites, visiteurs, origines, entrées, sorties: tout est condensé en deux-trois tableaux fort colorés.Pour les résultats d'hier donc, un nombre toujours grandissant de visiteurs apparaît (je plaisante) et - O surprise ! - 5 connections en provenance du Luxembourg (les premières depuis la création du site) et une en Belgique. Une étude un peu plus affinée me permet de déterminer que ce dernier visiteur provient de Bruxelles même.
Et alors ? me direz-vous. En effet, j'ai eu des visites du Venezuela et de l'Illinois. Pourquoi pas du Benelux. Reste que cette information annexe prend un peu plus de relief lorsque l'on étudie les sources d'accès à doutrerhin.blogspot.com, autrement dit les moyens utilisés par l'internaute pour pénétrer sur ce site: 9 sont passés par l'intermédiaire de Google. Passionnant.
Xiti.com va plus loin et nous dit comment ces 9 visiteurs ont utilisés Google pour arriver sur le présent site. Ils ont notamment tapé les occurences suivantes (dites "expressions clées"):
petra erler (pour 4 d'entre eux), verheugen erler, petra gunter verheugen et erler petra.
Je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement avec mes visiteurs d'un jour du Luxembourg.
Mes propos sur le Commissaire allemand à l'Industrie n'ont pas dû être jugés choquant et ne feront l'objet d'aucune mesure coercitive, vu la durée moyenne des visites ce jour-là: 1 minute et 22 secondes.
22 octobre 2006
H.-J. Musielak
Da ich die 9. Auflage des Buches "Grundkurs BGB" von Hans-Joachim Musielak wieder lesen und lernen muss, schreibe ich nicht nur für meine ehemaligen DAAD-Kollegen sondern auch für zukünftige Bewerber den folgenden Auszug ab:19 octobre 2006
Petitessen, Vetternwirtschaft und Dementi
Quelqu'un en France se souvient-il que Monsieur Barrot occupe depuis 2004 le poste de commissaire européen en charge des Transports ? Jacques Barrot, oui. Il est même Vice-président de la Commission, c'est dire son importance.Pourquoi je soutiens DSK
15 octobre 2006
Die gefesselte Ente
Elle est intitulée "Le ticket Fabius-DSK":
Sur le coup de 8h30 le 7 octobre, les principaux partisans de Laurent Fabius se sont retrouvés discrètement dans un sous-sol de l'Assemblée nationale.
Le député de Seine-Maritime a exhorté les siens à ne pas s'en prendre à Dominique Strauss-Kahn, une alliance Fabius-DSK étant possible en cas de second tour entre les trois candidats socialistes. En revanche, Fafa n'a donné aucune consigne en ce qui concerne Ségolène Royal. Une recommandation parfaitement suivie quelques heures plus tard, lors du conseil national.
Apercevant la candidate en tailleur rose perle entre Pierre Mauroy et Jean-Marc Ayrault, un lieutenant de Fabius s'est écrié: "Ségolène se présente comme la candidate de la rénovation, alors qu'elle est la candidate des hiérarques de l'appareil (François Rebsamen, Julien Dray, Bruno Leroux, etc.), celle des affreux (Jacques Mellick, Georges Frêche, etc.) et celle des carriéristes (Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, etc)!" Les hiérarques + les affreux + les carriéristes, cela fait plus de 50% du PS, non ?
A titre personnel, je ne partage pas complétement l'opinion du sieur fabiusien. Question de catégorie sans doute. Par ailleurs, la remarque peut faire sourire venant d'un partisan de Laurent Fabius. Et puis, pourquoi les uns seraient-ils plus hiérarques que carriéristes... ? Vaste débat. Reste que certains ralliements à la cause royaliste laissent tout de même pantois.
07 octobre 2006
Un hôtel sans étoile à Delmenhorst

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